Un itinéraire martial façonné dans la rigueur des sports de combat
Comprendre le parcours de Jean-Antoine Santarelli, c'est s'immerger dans l'histoire des sports de combat insulaires et nationaux des années 1990 et 2000. Ancré à Ajaccio et en Corse-du-Sud, son cheminement de pionnier s'est articulé autour de trois étapes fondatrices présentées ci-dessous.
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Les Débuts Martiaux, La Boxe & Les Rings
Jujitsu ceinture noire · Boxe anglaise & Full-contact · Championnat de France WKA 1997
Les Débuts Martiaux, La Boxe & Les Rings
Jujitsu ceinture noire · Boxe anglaise & Full-contact · Championnat de France WKA 1997Initié aux arts martiaux dès l'âge de 15 ans, Jean-Antoine Santarelli commence par le Jujitsu, discipline d'exigence et de maîtrise corporelle qu'il pratique avec assiduité jusqu'à l'obtention de la ceinture noire. Arrivé à maturité sportive, il élargit son registre pugilistique aux disciplines de frappe : la boxe anglaise, le full-contact et le kick-boxing.
Les archives fédérales homologuées attestent de sa présence sur les rings nationaux majeurs sous l'égide de la World Kickboxing Association (WKA). Lors de l'édition 1997 du Championnat de France de Kick Boxing, il s'illustre avec éclat en atteignant les demi-finales en Classe B dans la catégorie des -75 kg. Cette performance remarquable matérialise son niveau d'exigence dans une division de poids réputée pour sa densité physique et son engagement total.
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La Lutte, Le Sambo & La Synthèse des Trois Distances
Vers le combat complet · Coupe de France FFL 1998 · Remettre au goût du jour la lutte corse
La Lutte, Le Sambo & La Synthèse des Trois Distances
Vers le combat complet · Coupe de France FFL 1998 · Remettre au goût du jour la lutte corseRefusant de limiter sa pratique à la seule percussion debout, Jean-Antoine Santarelli s'oriente rapidement vers les disciplines de préhension et de projection. Sa quête d'un combat complet le conduit vers le Sambo sportif, art martial combinant projections de lutte et de judo, contrôles et soumissions, régie par la Fédération Française de Lutte (FFL). Il y accède au rang de finaliste lors de la Coupe de France de Sambo en 1998.
Cette double maîtrise des percussions lourdes et de la lutte au corps-à-corps scelle sa formalisation des trois distances de combat indispensables à tout combattant complet : la courte distance (boxe), la mi-distance (pieds, poings, genoux) et la très courte distance (corps-à-corps, projections, combat au sol, clés de bras et de jambes, immobilisations). Guidé par la volonté de doter la Corse d'un sport de combat noble, juste et respectueux, il entreprend alors de remettre au goût du jour la tradition de lutte insulaire en une discipline codifiée et moderne.
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La Lutta Mora & Le 1er Gala de Combat Libre en France (2001)
Fondation officielle · Salle du Belvédère (Ajaccio) · Le gala historique du 29 juin 2001 · Galas 2002 & 2003
La Lutta Mora & Le 1er Gala de Combat Libre en France (2001)
Fondation officielle · Salle du Belvédère (Ajaccio) · Le gala historique du 29 juin 2001 · Galas 2002 & 2003À la fin des années 1990, Jean-Antoine Santarelli fonde officiellement la structure de la Lutta Mora — que l'on peut aujourd'hui définir comme le « MMA version corse » —, avec la volonté d'aller plus loin qu'une simple méthode de combat : créer une véritable discipline, avec ses règles, ses combattants, ses clubs et ses galas. Il installe sa salle d'entraînement à Ajaccio, au 6, Belvédère (200 m², ring de boxe, 80 m² de tatamis, musculation spécifique aux sports de combat, sacs de frappe), qui réunit rapidement une quarantaine d'adhérents et de combattants.
Le samedi 29 juin 2001 à Ajaccio, Jean-Antoine Santarelli accomplit un acte fondateur majeur dans l'histoire des sports de combat : il organise, sous l'appellation Lutta Mora, le premier gala de combat libre organisé en Corse et en France. Loin d'une simple démonstration, il s'agit d'une véritable soirée entièrement dédiée au combat libre, réunissant plusieurs clubs, plusieurs combattants et une succession de combats sur ring selon un règlement complet autorisant percussions debout, corps-à-corps, projections, lutte, combat au sol et soumissions. Cet événement intervient à une époque charnière où le MMA n'existait pas encore légalement dans le paysage sportif français.
Jean-Antoine Santarelli poursuit cette dynamique pionnière avec un second gala le 30 juin 2002, puis le 28 juin 2003 avec le gala « LUTTA MORA III » au Gymnase Michel Bozzi à Ajaccio, réunissant des délégations de premier plan (Combat Libre Nice, Montpellier Shootfighting, Team Paris, Shidokan Porto-Vecchio) et couvert par la presse spécialisée nationale (Kombat Self-Défense). En tant que combattant, il montre lui-même l'exemple sur le ring avec son club Les Gladiateurs : devenu le premier champion de Lutta Mora, il totalise 4 combats professionnels pour 3 victoires et une seule défaite concédée sur blessure. Son parcours d'athlète et de bâtisseur s'inscrit ainsi au tout premier rang des pionniers du MMA français.
« Le sport de combat n'est pas une simple confrontation physique : c'est un travail de dépouillement, d'intégrité et de transmission de principes durables. »